L’histoire d’Haïti, partie intégrante de l’histoire du monde
Ayiti Boyio Kiskeya, alias Haïti, a fondé une nation sur les crimes perpétrés et les traumatismes engendrés par des empires se prétendant civilisés : l’Espagne et la France à l’origine, suivies par l’ingérence constante de l’Angleterre, de l’Allemagne, puis des États-Unis et du Canada, et enfin de son voisin, la République dominicaine, pour ne citer que quelques exemples.
Le sang, la sueur et les larmes des citoyens d’Haïti et de leurs descendants d’Afrique ont permis de créer une nation où tous les êtres humains peuvent vivre dans la dignité, à l’abri de l’esclavage et de la suprématie blanche. Cependant, ces prédateurs n’ont jamais renoncé à s’approprier ce territoire qui les a rendus immensément riches pendant des siècles, et ce, encore des décennies après la déclaration d’indépendance d’Haïti en 1804. Haïti attend toujours de la France qu’elle lui verse la somme exorbitante de 112 millions de francs (21 milliards de dollars) versée entre 1825 et 1947 pour avoir refusé de rester esclave. De plus, les États-Unis lui doivent de l’argent pour avoir volé ses réserves d’or en 1914. Ces deux puissances se sont délectées de qualifier Haïti de « pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental », alors qu’elles étaient, et sont encore, ses premiers exploiteurs.
L’histoire est claire. Haïti est victime d’injustices depuis que les Africains et leurs descendants ont fondé cette nation en luttant pour leur liberté et en déconstruisant le mythe de la suprématie blanche. Puisque ses enfants ne se considèrent pas comme des victimes résignées, ils exigent :
- La restitution immédiate de tous les biens haïtiens volés à Haïti par des empires esclavagistes et impérialistes tels que la France et les États-Unis ;
- La reconnaissance historique et des réparations de la part de l’Espagne pour le génocide perpétré contre les Taïnos en 1492 ;
- La cessation de toute ingérence étrangère dans les affaires haïtiennes, Haïti étant une nation souveraine ;
- L’annulation de toutes les dettes contractées par les dirigeants haïtiens non élus par le peuple haïtien ;
- Le blocus de toutes les armes de destruction massive et substances illicites entrant sur le territoire souverain d’Haïti pour alimenter le terrorisme ;
- La fin des mauvais traitements infligés aux ressortissants haïtiens voyageant ou résidant à l’étranger ;
- La fin de la stigmatisation d’Haïti comme le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, alors que la nation a été délibérément appauvrie pour enrichir des empires génocidaires avides de pouvoir. Haiti devrait être appelée « La Mère de la Liberté ».
L’histoire d’Haïti ne pourra jamais être effacée ni oubliée par tous ceux qui savent ce qui a de la valeur. Elle est un exemple éclatant du courage inébranlable qui subsiste chez les êtres humains face aux attaques incessantes de lâches prédateurs.
Vive Haïti, mère de la liberté !













