Un juge fédéral américain a statué samedi que l’agence chargée de superviser les médias publics internationaux des États-Unis ne disposait pas de l’autorité légale nécessaire pour démanteler la radio internationale Voice of America.
Dans sa décision, le juge fédéral Royce C. Lamberth a estimé que Kari Lake, choisie par le président Donald Trump pour diriger l’U.S. Agency for Global Media (USAGM), ne disposait pas du pouvoir légal pour prendre des décisions majeures concernant l’organisation.
Le tribunal a souligné que Kari Lake n’avait jamais été confirmée par le Sénat des États-Unis pour ce poste. Selon le juge, ni la loi sur les nominations ni la Constitution ne lui permettaient d’exercer les fonctions d’une haute responsable fédérale.
Créée pendant la Seconde Guerre mondiale, Voice of America diffuse des informations dans plusieurs langues à travers le monde. Ces derniers mois, son fonctionnement a toutefois été fortement réduit après la résiliation de nombreux contrats et le licenciement de la majorité de ses employés.
La plainte à l’origine de la décision judiciaire a été déposée par plusieurs journalistes de VOA, dont Patsy Widakuswara, cheffe du bureau de la Maison-Blanche, qui contestaient leur licenciement.
Des organisations de défense de la liberté de la presse, notamment Reporters sans frontières, ont salué la décision, estimant qu’elle confirme que le démantèlement de VOA par l’administration était illégal.
Kari Lake a cependant dénoncé un jugement « activiste » et annoncé son intention de faire appel, affirmant que la réforme de l’agence s’inscrit dans la volonté de l’administration Trump de réduire la bureaucratie fédérale.











