Alors que le mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) touche à sa fin, de nombreuses négociations sont en cours et de nouveaux accords sont signés entre les forces politiques pour se positionner.
La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : que va-t-il se passer le 7 février 2026 ? Quel qu’en soit la solution agréée, elle ne trompera personne puisqu’un régime néo-colonisé ne peut apporter rien de bon au pays ni au peuple.
Tous ceux qui s’inquiètent sur les retombées du départ ou le maintien au pouvoir du CPT ne comprennent pas encore pleinement ce qui se déroule sur la scène politique haïtienne avec ces politiciens corrompus. Ils ignorent complètement que les dirigeants de l’État haïtien issus de la classe politique traditionnelle n’ont jamais avancé aucun programme social touchant entre autres les intérêts des classes dominantes.
Ces partis politiques qui concluent et signent des accords ne sont que des laquais, des agents politiques locaux qui défendent les intérêts de la domination impérialiste dans le pays. Toutes leurs intrigues visent à convaincre l’impérialisme à choisir lequel d’entre eux est le mieux placé pour le servir en tant qu’indigène de service.
quoi qu’il arrive le 7 février, ce ne sera jamais dans l’intérêt des habitants des quartiers défavorisés qui sont actuellement victimes d’un génocide gouvernemental
Aujourd’hui, Washington n’aurait aucun problème si une partie du CPT conservait le pouvoir avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour poursuivre l’œuvre de la déstabilisation politique et économique du pays. Or la lutte interne entre eux ne permettra pas que cela se fasse sans heurts. D’où la véritable tempête qui s’est levée dans les allées du pouvoir.
Chacun cherchant à éliminer l’autre afin de déterminer qui restera au service de l’impérialisme américain. C’est d’ailleurs pourquoi l’impérialisme préfère utiliser d’autres atouts, ce qui s’explique pour éviter le pire parmi ses serviteurs, afin que ses intérêts ne soient pas lésés. En fait, toute structure qui sera mise en place protégera sans aucun doute et toujours les intérêts de l’empire américain.
Ce qui est certain, c’est que quoi qu’il arrive le 7 février, ce ne sera jamais dans l’intérêt du pays ni du peuple haïtien, en particulier des habitants des quartiers défavorisés qui sont actuellement victimes d’un génocide gouvernemental perpétré par les mercenaires de Erik Prince assistés de la police nationale, qui les harcèlent et les tuent à l’aide de drones kamikazes pour éliminer physiquement cette catégorie de personnes que la bourgeoisie haïtienne ne considère pas comme des êtres humains. Si la bourgeoisie ne les considère pas comme tels, il est inutile de mentionner l’impérialisme américain qui est l’ennemi juré des peuples opprimés luttant pour leur libération totale, pour la paix et le bonheur.
C’est dans ce contexte que l’on comprend pourquoi le Groupe de personnalités éminentes de la CARICOM, qui a participé à la mise en place du CPT, tire sans vergogne aujourd’hui la sonnette d’alarme, demandant aux acteurs haïtiens de faire preuve de patriotisme et de parvenir à un accord avant le départ des Conseiller-Présidents. Cela signifie que l’impérialisme accepte le départ de ces individus, qu’il n’en a plus besoin pour le moment, et c’est pourquoi Leslie Voltaire a fait cette déclaration publique à Jacmel : « Nous partons tous le 7 février. »
On leur a fait comprendre qu’ils n’étaient plus utiles. Mais on suppose que Washington dispose d’un arsenal de parias en réserve ; il les a déjà mis en place, et c’est parmi eux qu’il choisira les nouveaux dirigeants « marionnettes », pour continuer sa forfaiture. L’impérialisme n’a qu’une seule règle : la recherche du profit. Si le pays ne s’effondre pas, comment pourront-ils continuer à piller ses ressources sans rencontrer de résistance ? Les autorités actuelles et celles qui leur succéderont sont, sans exception, des collabos qui vivent de compromis en compromis. Même ceux des politiciens qui se présentent comme des opposants et des défenseurs de la paix, ne cherchent qu’à continuer à s’enrichir par la contrebande et le pillage du pays.
Leur seul objectif est de reprendre le contrôle du territoire, de neutraliser les groupes armés et de créer les conditions nécessaires au retour au statu quo ante afin que rien ne change. D’engendrer des maux bien plus graves qui peuvent même devenir incurables.
C’est une farce qui se déroule, Washington manipule toutes ses marionnettes. Ces individus de la classe politique, qu’ils soient de droite ou de gauche, sont des jouets entre les mains des puissances dominantes. C’est pourquoi nous n’entendons aucune déclaration de leur part condamnant l’agression de l’impérialisme américain contre le Venezuela. Un pays où la révolution bolivarienne chaviste a apporté, par le biais du fonds Petro Caribe, tout le soutien nécessaire pour libérer Haïti de l’emprise du sous-développement.
Mais les agents au pouvoir préfèrent dilapider et gaspiller l’aide vénézuélienne pour plaire à leurs maîtres, satisfaire leurs désirs et leurs pires tendances destructrices. Une chose est sûre, les seules conditions préalables au déroulement d’élections sérieuses et honnêtes seront à notre avis possibles tant qu’une implacable lutte ne sera engagée contre l’impérialisme américain. Le plus grave est que la situation ne s’améliorera en aucun cas tant que les États-Unis continueront d’exploiter notre économie et de nous dominer à leur guise. Toutes leurs manœuvres en Haïti, ne sont que des actes barbares visant à intimider les combattants anti-impérialistes et à retarder leur inévitable propre chute.
Tout ce que nous pouvons attendre de pire du dénouement du 7 février prochain, c’est l’intensification de la crise, de l’exploitation et de la répression des masses laborieuses sous l’égide d’un nouveau gouvernement de marionnettes de dépendance américaine. La lutte sera longue, mais la victoire sera certaine, si tous ceux qui considèrent qu’il faut changer de fond en comble l’ordre des choses restent fermes tout en continuant à s’organiser jusqu’à la lutte finale.
Toutes nos actions doivent être tournées contre le grand ennemi du genre humain : l’impérialisme américain ! C’est vers la lumière révolutionnaire que nos yeux doivent constamment se tourner pour détruire tout régime bastion des oligarques et des réformistes pour la mise en place d’un gouvernement populaire, progressiste et anti-impérialiste.
Jusqu’à la victoire finale !













