Alors que la majorité des navigateurs web intègrent désormais des fonctions d’intelligence artificielle, Vivaldi adopte une approche à contre-courant. Avec sa version 7.8, l’éditeur norvégien mise sur des améliorations du multitâche — notamment un nouveau système de gestion des onglets — tout en refusant d’ajouter de l’IA générative.
Son PDG, Jon von Tetzchner, affirme constater une lassitude croissante des utilisateurs face aux usages actuels de l’IA, qu’il juge souvent peu utiles. Il pointe notamment la prolifération de contenus automatisés sur le web, qu’il estime fatigants pour les internautes.
Vivaldi ne prévoit pas de filtrer ces contenus générés par IA, considérant qu’un tel tri nécessiterait lui-même des outils d’intelligence artificielle. Le dirigeant préfère encourager les utilisateurs à se tourner vers d’autres sites ou plateformes lorsque leurs sources habituelles deviennent trop dépendantes de l’IA.
Selon lui, l’adoption massive de ces technologies par les grands acteurs du numérique répond surtout à des impératifs financiers. Vivaldi, acteur minoritaire du marché, affirme privilégier les attentes de sa communauté, misant sur une navigation plus classique pour se démarquer.












