L’impérialisme, insatisfait de la domination qu’il nous a imposée, a orchestré une vaste conspiration d’agression continue pour empêcher le peuple haïtien de vivre en paix. Malgré cette situation chaotique, il existe un phénomène indécent et grotesque que l’on n’ose nommer : le développement d’un écosystème de désinformation et de propagande, que certains groupes exploitent délibérément pour servir leurs propres intérêts. L’insécurité est-elle vraiment responsable de tous les maux du pays ? Certainement pas. Elle est au contraire le fruit de la mauvaise gouvernance d’un État capitaliste en déclin.
Ainsi, au lieu de chercher une issue au cauchemar politique structurel qui nous engloutit, les dirigeants haïtiens préfèrent plonger tête baissée, de toutes leurs forces et à une vitesse vertigineuse, dans les profondeurs de l’abîme. Alors que le pays s’enfonce toujours plus dans le piège tendu par son ennemi oppressif, qui l’exploite jusqu’à la destruction. Une campagne de mensonges est menée par les sbires du régime et leurs complices. Pour se disculper, ils imputent tous leurs maux à l’insécurité, un exemple flagrant de la barbarie impérialiste visant à détourner l’attention de la crise réelle et croissante.
Ce ne sont là que des affirmations alarmistes, un moyen de dissimuler leurs méfaits et d’effacer à jamais la vérité. Lorsque les gouvernements brandissent de tels prétextes, ils le font délibérément pour tromper l’opinion publique. Tout cela est contraire à la réalité, car ce n’est pas l’insécurité qui encourage les multinationales à piller les richesses minières du pays au détriment des masses laborieuses. Ce n’est pas non plus la cause des routes dégradées que le ministère des Travaux publics ne répare jamais. Est-ce l’insécurité qui bloque tout mécanisme d’ajustement des salaires à l’inflation galopante ? Est-ce l’insécurité qui a donné le droit aux anciens Conseillers de transition présidentielle de dilapider les fonds publics, notamment ceux du renseignement, détournés à des fins personnelles ? Est-ce l’insécurité qui condamne la population à vivre dans l’obscurité la plus totale depuis plus de 40 ans ? L’aéroport international de la capitale, Port-au-Prince, est ouvert uniquement aux opérations officielles américaines et fermé à tout autre vol lié au pays ! Est-ce l’insécurité qui pousse même certains policiers et des brigadiers à kidnapper des gens pour gagner leur vie ? Le gouvernement feint de vouloir protéger la population, abandonnant les travailleurs, y compris les policiers et les forces armées, avec leurs salaires dérisoires, pour signer des contrats exorbitants avec une société de mercenaires américaine dirigée par le tristement célèbre Erick Prince !
Comble de l’ironie, le gouvernement du Premier ministre américain en Haïti Alix Didier Fils-Aimé n’a jamais fourni ni révélé la moindre trace de ce contrat restant tout à fait secret. Comme l’impérialisme américain ne veut pas perdre la face, il déploie tous ses moyens pour bloquer l’avènement d’un monde multipolaire. Dans chaque capitale occidentale, ses tentacules œuvrent à déstabiliser et à renverser les régimes progressistes et populaires. Et dans des pays en difficulté comme Haïti, il renforce l’État paria avec des dirigeants criminels pour affaiblir tout mouvement de libération nationale, comme l’a démontré l’imposition le 7 février dernier d’un chef de gouvernement illégal, illégitime, anticonstitutionnel basé tout simplement sur la loi du plus fort.
Les États-Unis utilisent le chantage de la désinformation et du mensonge pour renforcer leur domination hégémonique. Ils accusent sans preuve le président vénézuélien Nicolas Maduro de narcoterroriste et menacent la révolution cubaine. C’est dans cet esprit que, lors de son audition le mardi 10 février 2026, devant la commission d’attribution du Sénat américain, le Chargé d’affaires des États-Unis en Haïti, Henry T. Wooster, a menti effrontément en déclarant : « Les bandes armées constituent aujourd’hui l’une des principales menaces pour la sécurité et la stabilité d’Haïti.» Il rappelle que « …ces groupes armés comptaient plus de 12 000 membres, dont environ 3 000 seraient bien équipés et prêts au combat.
Ces derniers formaient le noyau le plus dangereux de ces organisations criminelles, capables de déstabiliser durablement l’État haïtien.» Les affirmations de ce représentant américain, à la langue bien pendue, sont mensongères. C’est à l’instar des armes de destruction massive que l’Empire accusait Saddam Hussein, des arguments farfelus, sans fondements pour justifier sa guerre contre l’Iraq. Il faut désamorcer les armes de la désinformation américaine. Cette démagogie cousue de fil mensonger a un objectif précis : justification de la guerre dans les quartiers pauvres. Ce serait mieux de sa part, s’il expliquait de préférence devant la commission : combien d’escadrons de la mort, de groupes fantoches, la CIA a-t-elle créés dans le pays pour exterminer la population et empêcher la libération totale du peuple haïtien ? Et dans les quartiers ouvriers, combien de gens ont été déjà massacrés par les drones kamikazes et les bombes incendiaires du gouvernement impopulaire de transition ?
Croire tout ce que disent, les occidentaux, c’est se comporter comme des imbéciles, incapables de discerner le bien du mal. Toute la démagogie des représentants impérialistes ne doit pas nous inciter à les avaler sans réfléchir : ce sont des mensonges. Nous approuvons tous leurs diktats venus de Washington. Il est temps de cesser de se laisser manipuler. Ils nous ont menés là où ils voulaient. Ils nous ont demandé de dissoudre l’armée haïtienne, et nous l’avons fait. Ils nous ont demandé de privatiser nos industries, et nous l’avons fait. Ils nous ont demandé d’assassiner notre président, et nous l’avons fait sans hésiter. Ils nous ont demandé d’organiser des coups d’Etat, et nous obéissons toujours à leurs demandes sans penser que ce n’est pas pour nos propres intérêts, mais pour les leurs. Ce sont les Occidentaux qui compromettent la sécurité, le développement économique et la gestion politique du pays !
Ils ne nous ont pas trompés pour nous amener à bâtir notre nation mais pour la démolir. Aujourd’hui nul ne doit plus nous tromper avec les faux arguments sans avancer des preuves. N’est-il pas évident que les réseaux sociaux ne sont pas les seules armes de désinformation massive. Certaines ambassades diffusent des informations inexactes non seulement pour influencer les opinions publiques, mais aussi pour dénigrer, tirer un avantage et affaiblir les capacités de réactions et de résistance de l’adversaire. Nous sommes bel et bien confrontés à une attaque contre un impérialisme fasciste dont le comportement rappelle les paroles infâmes d’Adolf Hitler dans son ignoble Mein Kampf : « Les grandes masses populaires […] seront plus facilement victimes d’un gros mensonge que d’un petit. »
Restons donc tous vigilants, face à la massive et ignoble désinformation propagée par l’Empire fasciste, avec le peuple et pour le peuple !












