Les Nations unies organiseront les 6 et 7 juillet à Genève leur premier dialogue mondial consacré à la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA), alors que des experts alertent sur l’écart croissant entre les progrès de cette technologie et les mécanismes destinés à l’encadrer.
Le sommet réunira gouvernements, chercheurs, entreprises technologiques et représentants de la société civile afin d’examiner les moyens de développer des règles communes pour l’IA. Un rapport publié cette semaine par un groupe scientifique indépendant mandaté par l’ONU souligne que cette technologie offre des perspectives importantes dans les domaines de la santé, de l’éducation ou de la productivité, mais comporte également des risques majeurs.
Le chercheur canadien Yoshua Bengio estime que les connaissances actuelles ne permettent pas d’exclure des « dommages catastrophiques » liés à des systèmes d’IA très avancés ou à leur utilisation malveillante. Les experts mettent aussi en garde contre la désinformation, l’aggravation de la fracture numérique et la concentration du développement de l’IA dans un nombre limité de pays, plaidant pour une gouvernance internationale de cette technologie.












