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— Haïti : « Qui a signé pour l’Etat haïtien ? » — Rébu face à la présence de navires de guerre américains

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Bateau Haïti en déroute — Haïti : le colonel Rébu questionne « Qui a signé pour l’État haïtien ? » face à l’envoi de navires de guerre américains dans la rade de Port-au-Prince

PORT-AU-PRINCE, 4 février (Rezo Nòdwès) — L’ancien colonel des Forces armées d’Haïti, Himmler Rébu, a réagi à la présence de bâtiments militaires américains au large de Port-au-Prince, s’interrogeant sur l’existence d’un acte officiel autorisant ce déploiement. « Qui a signé pour l’État haïtien ? », a-t-il déclaré, posant la question de la base juridique et institutionnelle d’un tel dispositif sécuritaire.

Pour le colonel Rébu, intervenant sur Mega à l’émission Booster, la présence de navires de guerre dans la rade d’un pays peut s’apparenter à une déclaration de guerre ; dans le cas contraire, leur présence résulte d’un accord entre gouvernements. « Qui a donné cette autorisation ? », s’est-il interrogé, évoquant indirectement Alix Didier Fils-Aimé et Laurent Saint-Cyr, présentés comme les deux seuls maîtres à bord d’un bateau haïtien en dérive, louvoyant en pleine mer.

Les États-Unis ont envoyé un navire de guerre vers la capitale haïtienne à l’approche de la transition gouvernementale prévue cette semaine. Selon le Commandement Sud des États-Unis, le destroyer USS Stockdale est arrivé mardi au large d’Haïti, rejoignant deux navires des garde-côtes américains déjà positionnés dans la zone, le USCGC Stone et le USCGC Diligence.

Washington présente cette présence navale comme un signal d’engagement en faveur de la sécurité, de la stabilité et d’un avenir plus favorable pour Haïti. Aucune précision détaillée n’a toutefois été communiquée concernant la nature juridique des arrangements conclus avec les autorités haïtiennes.

Ce déploiement intervient alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition doit prendre fin, ouvrant la voie à une nouvelle phase politique. L’incertitude demeure quant à l’identité des futurs dirigeants, aucun président n’ayant encore été élu. Les discussions se poursuivent également après la décision du conseil d’écarter le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, tandis que certains membres du conseil ont fait l’objet de sanctions américaines.

Des acteurs politiques haïtiens soutiennent que la transition actuelle doit conduire à un renouvellement complet des structures dirigeantes. Parallèlement, l’insécurité liée aux groupes armés continue d’affecter la perspective d’élections annoncées pour l’été, alimentant les doutes sur la capacité opérationnelle de l’État à exercer un contrôle effectif sur l’ensemble du territoire national.

Les autorités haïtiennes n’ont, pour l’heure, publié aucune clarification officielle. Le ministre des Affaires étrangères observe un silence remarqué, alors même qu’il défend depuis plusieurs mois l’orientation d’une « diplomatie active ». Cette posture apparaît aujourd’hui soumise à une pression politique et institutionnelle notable, au regard des interrogations publiques sur la chaîne de décision ayant encadré la présence militaire étrangère dans les eaux proches de la capitale.


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