
Suite à la signature du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », les protagonistes de ce pacte honteux –- à savoir Fanmi Lavalas, OPL, EDE, ASE, PHTK, ESPWA, Inite et toute l’élite politique, dépourvue de conscience nationale si ce n’est le désir de s’enrichir personnellement –- se sont de nouveau réunis, dans un contexte de réalignement politique marqué par de récentes négociations entre le pouvoir exécutif et les signataires du Pacte colonial. Ainsi, plusieurs partis politiques signataires étaient censés être représentés au sein du gouvernement afin, soi-disant, de promouvoir une meilleure gestion des affaires publiques et un gouvernement plus équilibré.
En d’autres termes, il s’agissait plus clairement de partager le butin avec les principaux acteurs qui ont facilité les manœuvres douteuses du Premier ministre de facto, Didier-Alix Fils-Aimé, lui permettant d’occuper la Primature et la Présidence de l’État haïtien illégalement sans aucun mandat populaire, voire indéfiniment, jusqu’à la tenue des élections présidentielles que personne n’est assurée quand elles seront lieues exactement.
N’est-ce pas là une aubaine offerte à cet opportuniste pour qu’il puisse faire du pouvoir son propre profit ? Pour apaiser la population, les acteurs politiques ont prétendu que leur accord serait durable et permettrait au pays de retrouver l’ordre constitutionnel, restaurant ainsi la confiance entre les citoyens et les institutions censées garantir le respect des droits fondamentaux sur l’ensemble du territoire. Quelle belle promesse, si ce n’était que des paroles en l’air, une vaine tromperie que nous sommes las d’entendre parler dans le pays.

C’est dans ce contexte que, le lundi 2 mars 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, lors d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres à la Primature, a procédé à un remaniement ministériel, conformément à l’article 10 de ce pacte antinational, afin de récompenser les principaux contribuables. N’est-il pas important de rappeler que les ministres présents à cette réunion ne seront pas laissés pour compte par le Premier ministre, même après plus d’un an à s’être gavés et à avoir pillé les caisses de l’État ?
Enfin, le moment est venu de partager le gâteau. Le Premier ministre annonce la présence de plus de vingt invités à ce festin. À noter que Serge Gabriel Colin, ancien directeur général du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES), figure parmi les invités d’honneur depuis le lundi 23 février 2026, date de sa nomination comme ministre de l’Économie et des Finances. Sont également nommés Kesner Romilus, qui devient directeur général du FAES, et Chesnel François, le nouveau directeur général de la Direction générale des impôts (DGI).
Par ailleurs, Patrick Pélissier conserve son poste au ministère de la Justice et de la Sécurité publique, tout comme Bertrand Sinal au ministère de la Santé publique et de la Population. Quant à Paul Antoine Bien-Aimé, il est retourné à sa propriété privée, le ministère de l’Intérieur et des Communautés territoriales.
Pour compléter la liste des convives, il a fait appel à Joseph Almathe Pierre-Louis pour prendre la tête du ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications, en remplacement de Raphaël Hosty. Dumas Pithagore, ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique, succède à Sarah Lynn Dévalisé Octavius.
L’ancien secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol, est nommé ministre de la Défense, en remplacement de Jean Michel Moïse.
Vijonet Déméro, ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, remplace Augustin Antoine (Tenten), un opportuniste sans scrupules.
Raina Forbin, ministre des Affaires étrangères et des Affaires religieuses, succède à Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste.
Sandra Paulemont prend la tête du ministère du Plan et de la Coopération extérieure, en remplacement de Ketlenn Florestal.
Marcelin Aubourg prend la direction du ministère de l’Agriculture, en remplacement de Vernet Joseph.
Emmanuel Ménard prend la tête du ministère de la Culture et de la Communication, en remplacement de Patrick Délatour.
Marc-Élie Nelson devient ministre des Affaires sociales et du Travail, en remplacement de Georges Wilbert Franck.
Moïse Louis prend la tête du ministère de l’Environnement.
Stéphanie Smith prend la tête du ministère du Tourisme.
Et Patrick Chrispin devient secrétaire d’État à la Communication.
Joseph Bernard Mathias Chetigny, directeur général de l’Autorité nationale des aéroports (AAN)
Rodolph Grégoire Emile, directeur général du Fonds d’entretien des routes
Daril Balthazar, directeur du Service national de gestion des déchets solides (SNGRS), Joselyn Pierre de l’Office de la responsabilité civile automobile (OAVCT),
Hans Célestin de l’Office national de l’aviation civile (OFNAC),
Pierre Richard René du ministère de l’Agriculture et Bernard Élie du ministère de la Défense.
Nous n’avons encore entendu aucune plainte de la part des politiciens, notamment les grands-mangeurs, même si certains attendent secrètement leur part. Mais dans quelques semaines, lorsque le gâteau sera entièrement partagé, ne soyez pas surpris si vous entendrez des plaintes de ces charlatans, ces prostitués politiques venant de tous les partis politiques moribonds du pays.