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Fin mars, le Premier ministre de facto d’Haïti, Alix Didier Fils-Aimé — installé par les États-Unis —, a promulgué un décret minier ouvrant les ressources du pays à l’exploitation par des entreprises étrangères.
Depuis des décennies, les compagnies minières américaines et canadiennes, de concert avec leurs complices au sein de la bourgeoisie compradore et de l’élite politique haïtiennes, manœuvraient en vue de ce moment précis : mettre la main sur quelque 20 milliards de dollars de poussière d’or située dans les chaînes de montagnes du nord d’Haïti, ainsi que sur d’autres minerais précieux.
Le décret, publié le 30 mars 2026 dans le journal officiel d’Haïti, Le Moniteur, offre l’illusion d’un cadre juridique pour l’exploitation des ressources minières du pays, un cadre toutefois très favorable aux capitalistes étrangers.

Signé par le Conseil des ministres de Fils-Aimé, ce décret a été rédigé et publié sans aucun débat public ni même consultation du « Pacte national » — aujourd’hui disparu —, ce regroupement de partis politiques qui avait avalisé la proposition de conférer à Fils-Aimé les pouvoirs exécutifs cumulés de Premier ministre et de président, des fonctions qui, constitutionnellement, sont censées être distinctes.
Les instigateurs de ce plan visant à concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme, non élu et ne rendant de comptes à personne, sont les membres d’une cabale composée des plus puissants oligarques du monde des affaires haïtien, connue sous le nom d’Institut Macaya ; Fils-Aimé en est la figure de proue.
Le retour de Washington à la diplomatie de la canonnière
Le 3 février 2026, trois navires de guerre américains — l’USS Stockdale, l’USCGC Stone et l’USCGC Diligence — sont entrés dans la baie de Port-au-Prince. Leur présence répondait à un double objectif.
Premièrement, elle confirmait qu’Haïti figurait parmi les cibles de l’Opération Southern Spear. Cette opération militaire américaine, lancée en septembre dernier, a jusqu’à présent entraîné la destruction extrajudiciaire de 66 petites embarcations et la mort d’environ 215 personnes, accusées de faire de la contrebande de drogue vers les États-Unis. Le Pentagone n’a fourni aucune preuve que les victimes de ces frappes meurtrières contre les bateaux étaient ce qu’il qualifie de « narco-terroristes ». La plupart des éléments indiquent qu’il s’agissait de pêcheurs, de travailleurs effectuant des trajets quotidiens ou de simples voyageurs. En outre, les experts affirment que ces frappes n’ont eu qu’un « impact négligeable sur le flux de stupéfiants » et ont « fait le jeu des cartels en entravant la coopération internationale dans la lutte contre le trafic de drogue ».

Deuxièmement, la présence de ces trois navires de guerre visait à avertir le Conseil présidentiel de transition (CPT) sortant — dont le mandat expirait le 7 février — de ne pas entraver le transfert de pouvoir au gouvernement de fait de Fils-Aimé. Quelques semaines auparavant, le chargé d’affaires américain Henry Wooster avait déclaré qu’il était « essentiel » que Fils-Aimé, nommé à ce poste par le CPT, reste au pouvoir. Certains membres du CPT multipliaient les réunions et les manœuvres pour former un nouveau conseil présidentiel et faire remplacer Fils-Aimé. Toutefois, les propos de Wooster, conjugués à la présence des navires de guerre, ont clairement indiqué que Fils-Aimé serait la marionnette choisie par Washington.
La tentative de remplacer Fils-Aimé s’est heurtée notamment à l’opposition de Laurent Saint-Cyr, membre du CPT représentant l’élite économique haïtienne au sein du conseil (les six autres membres votants représentaient tous des partis politiques et des coalitions). L’alliance entre Fils-Aimé et Saint-Cyr (dernier président tournant du CPT) était largement perçue comme une prise de contrôle du gouvernement de transition et de fait d’Haïti par le secteur privé du pays.
Soutenu par la diplomatie de la canonnière, Fils-Aimé a pris le pouvoir le 7 février, malgré l’opposition du CPT. Mais même l’administration Trump, qui se soucie peu des apparences ou de la légalité, a convenu qu’une certaine forme d’approbation citoyenne présentait un intérêt.
Le « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » (Pacte national) a été signé à l’issue de négociations à huis clos, les 21 et 22 février, à l’hôtel Ritz Kinam de Pétion-Ville. Ce pacte concentrait de fait tous les pouvoirs exécutifs entre les mains de Fils-Aimé, faisant de lui à la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement.
Cette conférence-farce organisée durant le week-end visait à donner une apparence de légitimité à un décret du 9 février ; ce dernier stipulait, de manière illégitime, que Fils-Aimé exercerait seul le pouvoir exécutif, assisté d’un Conseil des ministres (dont les postes et les salaires élevés étaient attribués aux membres des partis soutenant le Pacte national). Le parti Fanmi Lavalas de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, le Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK) de l’ancien président Michel Martelly, le parti EDE de l’ancien Premier ministre par intérim Claude Joseph, le groupe issu de l’Accord du 21 décembre de l’ancien Premier ministre Ariel Henry, ainsi que la plateforme Résistance démocratique (RED) de Renald Lubérice — ancien conseiller de Jovenel Moïse — figuraient parmi les six premiers signataires.
Parmi les autres signataires figurent des coalitions politiques telles que COPPOS-Haïti, KOREPAD et l’Accord de Montana. Le site Internet O-News 1ère propose la liste complète des signataires du Pacte national.
L’Institut Macaya obtient gain de cause
Les signataires du Pacte national ont approuvé un objectif formulé par l’Institut Macaya il y a près de deux ans : consolider le pouvoir du président, représentant de l’État, avec celui du Premier ministre, chef du gouvernement.
Ils ont d’abord tenté d’y parvenir en réécrivant la Constitution haïtienne de 1987. Toutefois, début octobre 2025, au terme d’un processus laborieux et conflictuel impliquant divers secteurs opposés, le gouvernement de fait d’Haïti a abandonné ce projet de révision constitutionnelle.
Une analyse réalisée par The Canada Files a révélé que les principaux amendements constitutionnels proposés par le Comité de pilotage de la Conférence nationale — lequel a par la suite mis sur pied un groupe de travail chargé d’élaborer un projet de réforme — avaient été pratiquement copiés-collés à partir d’un projet de constitution antérieur rédigé par l’Institut Macaya.
L’Institut Macaya a été fondé par Reuven Bigio, fils de l’oligarque le plus riche d’Haïti, Gilbert Bigio (qui est également consul honoraire d’Israël). Parmi les membres de Macaya figurent d’autres oligarques tels que Jean-Luc Vorbe, Philippe Coles et Joel Bonnefil.
Fils-Aimé entretient des liens étroits avec Macaya. Le chercheur Jake Johnston a révélé l’été dernier qu’avant de devenir Premier ministre, Fils-Aimé siégeait au conseil d’administration de la Banque d’Union Haïtienne (BUH) aux côtés d’autres membres de Macaya, Christopher Handal et Olivier Barreau (ce dernier étant alors à la tête de la BUH).
Barreau est aujourd’hui PDG de l’Alternative Insurance Company, où il a employé Saint-Cyr, ancien membre du CPT, illustrant ainsi les relations étroites entre les oligarques haïtiens et les sphères du pouvoir.
Selon Johnston, Barreau a quitté l’Institut Macaya peu après sa création et « devrait se présenter à l’élection présidentielle lorsque celle-ci finira par avoir lieu ». Au-delà de la présentation d’un candidat issu de l’Institut Macaya, l’objectif de la révision constitutionnelle était de concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un Premier ministre ou d’un président facile à contrôler, facilitant ainsi l’adoption de lois profitables aux oligarques et à l’élite politique d’Haïti. Cela inclut l’ouverture des ressources minérales du pays à l’exploitation par des sociétés minières étrangères.
Une nouvelle ruée vers l’or en Haïti
Bien que les Espagnols aient exploité une grande partie de l’immense richesse minérale d’Haïti en recourant à la main-d’œuvre servile des populations autochtones Taïnos après le débarquement de Christophe Colomb en 1492, le pays recèle encore dans ses montagnes des réserves d’or estimées à 20 milliards de dollars, ainsi que d’importants gisements d’argent et de cuivre.

Lorsque le président Michel Martelly a accédé au pouvoir en 2011, déclarant qu’Haïti était « ouverte aux affaires », les compagnies minières canadiennes et américaines ont cru que leur heure était enfin venue.
Le Premier ministre de Martelly, Laurent Lamothe, a fait appel à des représentants de la Banque mondiale ainsi qu’à des représentants du secteur minier nord-américain pour les consulter sur des projets de réforme constitutionnelle, lesquels ont finalement été bloqués par le Sénat haïtien en 2013. Ces « consultants » avaient œuvré à officialiser une période de confidentialité de dix ans pour tout « rapport, document ou donnée se rapportant à… des travaux entrepris dans le cadre d’un titre minier ». Cela englobait les découvertes géologiques ou les informations topographiques recueillies au cours des opérations minières.
Cette période de confidentialité de dix ans a finalement été instaurée par le décret illégitime de Fils-Aimé. L’article 115 du nouveau décret minier stipule que « tous les rapports, documents et données relatifs aux résultats des travaux effectués en vertu d’un titre minier demeurent confidentiels pour une période de dix (10) ans après leur dépôt ».
« Ces rapports, documents et données ne peuvent être rendus publics » par l’autorité minière durant la période de dix ans susmentionnée « sans le consentement écrit du titulaire du titre », précise le décret. Cela signifie que les compagnies minières étrangères peuvent dissimuler au public, pendant une durée allant jusqu’à dix ans, toute information concernant la découverte de ressources minérales en Haïti.
Un décret minier aux conditions exorbitantes
Le décret minier fixe également les redevances que l’État percevra pour différents minerais, métaux précieux et pierres précieuses, sur la base des cours mondiaux actuels ou des taux du London Metal Exchange (Bourse des métaux de Londres).
Le décret prévoit des redevances de 4 % pour l’or, de 3,5 % pour le cuivre et le nickel, et de 5 % pour les pierres précieuses. Ces redevances sont bien inférieures à celles fixées par les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui utilisent avec succès les revenus issus des redevances sur les métaux précieux et autres minerais pour construire des infrastructures et financer des projets profitant à la population. Par exemple, le Mali et le Burkina Faso ont instauré de nouveaux codes miniers prévoyant des redevances de 6 % lorsque le cours de l’or dépasse 1 600 dollars l’once et de 7 % lorsqu’il excède 2 500 dollars l’once, avec une augmentation progressive en fonction de la valeur marchande. L’or se négocie désormais à plus de 4 000 dollars l’once sur le marché au comptant.
En 2023, le Conseil des ministres du Mali a également approuvé le plan gouvernemental visant à porter la participation de l’État et des collectivités locales dans les projets miniers jusqu’à 35 %, créant ainsi d’autres sources de revenus tirés des ressources minérales.
Le décret minier d’Haïti ne mentionne aucune participation de l’État ou des collectivités locales dans les projets futurs.
Le Mali limite également la durée des contrats d’exploration avec des sociétés minières étrangères à une période de 3 à 9 ans, renouvelable. Selon l’article 57 du décret minier haïtien, les permis sont accordés pour une durée maximale de 25 ans, avec une option de renouvellement par tranches de 10 ans. Par ailleurs, le décret de Fils-Aimé générerait beaucoup moins de revenus par habitant que ceux des pays de l’AES.
Pourtant, Haïti a un besoin urgent d’investissements massifs dans les infrastructures, la santé, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’éducation — des revendications portées depuis 2020 par Jimmy « Barbecue » Cherizier, chef de la coalition de groupes armés « Viv Ansanm » (Vivre ensemble). Toutefois, Fils-Aimé, qui cherche à écraser le mouvement Viv Ansanm, réclame des redevances nettement inférieures à celles d’autres pays, réduisant ainsi les recettes fiscales susceptibles d’être investies dans des projets d’aide aux populations haïtiennes en situation d’extrême pauvreté. En revanche, les grandes sociétés minières basées au Canada, aux États-Unis et en Australie en tireront un profit considérable.
Un décret minier imposé par des mercenaires étrangers
Il n’est guère surprenant que le PHTK de Martelly ait pris part au « Pacte national » ayant permis à Fils-Aimé de promulguer ce décret. Mais le parti Fanmi Lavalas d’Aristide, autrefois fer de lance de la démocratie en Haïti, a également manifesté un soutien marqué à Fils-Aimé. Le parti a opéré un virage à droite prononcé, soutenant à maintes reprises des politiques impérialistes et des « gouvernements de transition » imposés par les États-Unis, le Canada et leurs alliés réactionnaires d’Amérique latine — ces derniers ayant été récemment regroupés par Trump au sein d’une alliance baptisée « Bouclier des Amériques ».

En soutenant le gouvernement de fait de Fils-Aimé, ces partis cautionnent également sa « stratégie de sécurité ». Il s’agit d’une guerre meurtrière, peu relayée par les médias, menée contre les habitants des quartiers pauvres contrôlés par les groupes armés qui composent la coalition « Viv Ansanm ». Ce conflit a donné lieu à de nombreux massacres de civils, dont des dizaines d’enfants. Cette guerre est menée par la Police nationale d’Haïti (PNH), les « brigades » paramilitaires qui lui sont associées et les mercenaires d’Erik Prince, dont la spécialité est une campagne de frappes explosives par drones.
Contrairement à ce qu’affirment certains rapports sur les « droits humains », les policiers, les paramilitaires et les mercenaires tuent principalement des civils.
La terreur engendrée par la campagne de drones explosifs, conjuguée à la violence persistante de la PNH (Police nationale d’Haïti) envers la population, empêche les quartiers populaires de Port-au-Prince de coopérer et de former des mouvements politiques défendant leurs intérêts. Les brigades paramilitaires jouent également un rôle majeur dans la division de la capitale haïtienne, entravant la coexistence pacifique et la collaboration entre les quartiers.
Dans une récente interview accordée au journaliste Kim Ives, le journaliste et animateur de podcast Max Louissaint (connu en ligne sous le nom de Ralph Laurent) a expliqué que les brigades paramilitaires soutenues par la bourgeoisie jouent un rôle crucial dans la fragmentation des quartiers populaires et l’entretien des antagonismes entre groupes armés, tout en appuyant la violence perpétrée par la PNH et Vectus Global.
Parallèlement, Fils-Aimé a autorisé l’armée américaine à entamer l’occupation d’Haïti dans le cadre de l’Opération Southern Spear, d’abord en prenant le contrôle du principal aéroport du pays, à Port-au-Prince, puis par l’arrivée de soldats américains à Ouanaminthe.
Le peuple haïtien aspire au dialogue
Fils-Aimé a également repris à son compte la propagande du gouvernement américain qualifiant le regroupement « Viv Ansanm » de « groupe terroriste ». Cette étiquette vise spécifiquement à entraver toute tentative de dialogue avec les groupes armés des quartiers, alors même que des négociations avec ces derniers sont soutenues par un nombre croissant d’Haïtiens désireux de résoudre la crise sécuritaire.
L’aspiration au dialogue et à la réconciliation avec les groupes armés est partagée par d’autres secteurs de la société. En janvier, plusieurs milliers de personnes ont participé à une marche interconfessionnelle portant ce message : « Haïti ne peut espérer un avenir meilleur sans dialogue, unité et réconciliation. » Cet appel au dialogue est également soutenu par des universitaires haïtiens, des personnalités internationales et des dirigeants panafricains.
Le maire de Cité-Soleil récemment nommé, Daniel St-Hilaire, a lui aussi appelé au dialogue avec les groupes armés. Il a confirmé que la commission municipale travaillait déjà à l’organisation d’un dialogue plus large impliquant les différents secteurs de ce vaste bidonville.
Le désir de dialogue gagne également du terrain parmi les habitants de Port-au-Prince. Un rapport récent de l’Institut de recherche et d’action pour la paix (IRAP) a révélé que plus de la moitié des 523 Haïtiens interrogés se disaient favorables à l’ouverture de canaux de dialogue avec les acteurs armés. Les Haïtiens vivant dans les quartiers populaires sont plus enclins à soutenir le dialogue, tandis que les personnes déplacées à l’intérieur du pays y sont davantage opposées.
Les deux principales raisons pour lesquelles de nombreux Haïtiens soutiennent le dialogue sont la « nécessité imposée par la faiblesse du dispositif de sécurité » et « l’épuisement », la population ne pouvant plus supporter davantage de violences.
Les femmes et les filles de Port-au-Prince seraient confrontées à des niveaux extrêmement élevés de violences sexuelles. Un rapport récent de Médecins Sans Frontières (MSF) indique que, depuis 2022, parmi les survivantes prises en charge à la clinique MSF de Pran Men’m, « 57 % ont été agressées par des membres de groupes armés, souvent lors d’agressions collectives perpétrées par plusieurs auteurs ». Les groupes armés ne sont pas identifiés dans le rapport ; on ignore donc si les auteurs de ces violences sexuelles proviennent de quartiers contrôlés par des brigades paramilitaires pro-gouvernementales ou de ceux contrôlés par la coalition Viv Ansanm.
Le rapport de l’IRAP explique que de nombreux habitants des quartiers contrôlés par Viv Ansanm estiment que la PNH « les considère comme des cibles légitimes » et craignent de se déplacer par peur de la « justice expéditive » (ou justice populaire).
Il est important de noter que le rapport souligne également que les acteurs armés — principalement des membres de brigades paramilitaires organisées par la PNH — disent avoir « le sentiment d’être piégés dans un cercle vicieux de violence sanglante, vivant sous une menace constante et ne pouvant faire confiance à personne ». Cette situation engendre « un stress extrême, de la peur, des traumatismes, ainsi qu’un profond sentiment de culpabilité et de honte ».
Cela laisse espérer que les chefs des groupes armés de Viv Ansanm et ceux des brigades paramilitaires — comme celle dirigée par Samuel Joasil à Canapé-Vert — entameront un dialogue sérieux et finiront par collaborer.
Cherizier a appelé à maintes reprises au dialogue et a déploré la violence qui gangrène Port-au-Prince. « Si vous êtes nationalistes, ce qui se passe devrait vous révolter », déclarait-il il y a un an dans une vidéo publiée le 5 juillet 2025. « Unissons-nous et écrivons l’histoire. »
« La seule chose capable de sortir Haïti du gouffre où elle se trouve actuellement, c’est le dialogue », a affirmé Cherizier en mars 2025. « Parlons-nous et expliquons-nous donc nos besoins. »
Travis Ross est basé à Montréal, au Québec. Il est également corédacteur du Canada–Haiti Information Project. Il a écrit pour Haiti Liberté, Black Agenda Report, The Canada Files et TruthOut. Tous ses articles sont regroupés sur Substack. On peut le joindre sur X.











