
Il n’est pas surprenant que le 222e anniversaire de la bataille de Vertières, le 18 novembre 1803, soit ainsi commémoré dans le pays. C’est parce que ceux qui dirigent le pouvoir aujourd’hui s’opposent catégoriquement aux idéaux de cette bataille pour la vertu de la liberté, la dignité et la souveraineté.
La bataille de Vertières fut la dernière grande bataille de la grande Guerre d’Indépendance d’Haïti et le dernier épisode de la Révolution haïtienne menée par Jean-Jacques Dessalines. Le 18 novembre 1803, des forces composées principalement d’anciens esclaves opposèrent aux troupes expéditionnaires françaises de Napoléon Bonaparte, ouvertement déterminées à reconduire les masses populaires en esclavage.
Vertières se situe juste au sud du Cap-Haïtien, dans le département du Nord d’Haïti. En ce jour de commémoration, les traîtres d’aujourd’hui, désormais au service des étrangers, n’ont pas osé revenir sur ce lieu héroïque qu’ils ont tant méprisé et qu’ils fassent semblant de commémorer chaque 18 novembre.

C’est dans cette optique que nous devons comprendre, la démagogie qui a eu en ce 18 novembre 2025 à la Villa d’accueil par un groupe de flibustiers des temps modernes. Une petite cérémonie s’était tenue également au MUPANAH, où une gerbe de fleurs a été déposée en mémoire de nos ancêtres.
Vu son importance, Vertières devrait être commémorée chaque jour en Haïti afin que nous n’oubliions jamais cette grande épopée révolutionnaire où les masses esclaves ont défait la plus grande armée de ce temps, ayant le fameux tortionnaire Donatien Rochambeau, à la tête de 5 000 hommes.
Que font les nouveaux affranchis au service de la nouvelle Métropole pour que les anciens colons esclaves reprennent le contrôle de l’île ? Ils participent activement à la recolonisation du pays. Ce sont les artisans de la déstabilisation, qui plongent le pays dans une situation pire qu’avant 1804. Comment voudraient-ils commémorer Vertières, quand ils sont les laquais des nouveaux colons de la Métropole impérialiste.
Sans aucune pudeur, ils se sont présentés au Tribune des Nations-Unies pour solliciter l’occupation du pays de Dessalines. Ils approuvent qu’une force militaire étrangère occupe le territoire libéré que nos ancêtres nous ont légué ? Ces dirigeants baptisés de traitres à la nation, de vendeurs de patrie ne cessent d’inviter des étrangers à venir souiller l’histoire du pays, à la piétiner. Comme ils vivent dans l’aisance, ils pillent les ressources nationales, tout en profitant de vendre aux forces étrangères ce qu’il nous reste de ressources.
Le commandant en chef des Forces Armées d’Haïti (FAd’H), le lieutenant-général Derby Guerrier, sans aucun scrupule, ce con a lancé un appel clair de mendicité à la communauté internationale : « Investir dans une armée haïtienne forte, c’est investir dans la stabilité régionale et la meilleure garantie contre le chaos. » L’actuel président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, un ignorant certes de l’histoire du pays. Dans son discours de circonstance, une façon de renforcer et de remonter le moral de ses collègues de la bourgeoisie compradore comme Apaid et Baker déclara : « À Vertières, le peuple haïtien a montré à toute l’humanité trois vérités : la liberté ne se donne pas en cadeau, elle se conquiert ; se battre pour le droit de vivre dans la dignité est notre premier devoir ; quand nous nous unissons, aucune force ne peut nous briser »
Comme toujours ces nouveaux affranchis à la tête de l’Etat veulent toujours passer en dérision les masses opprimées. Saint Cyr appelle à privilégier le dialogue, à travailler ensemble et à mettre le pays au-dessus de tout, en se concentrant sur quatre priorités : la sécurité, le dialogue politique, les élections et la stabilité.
Au cours de cette rencontre, Jean-Baptiste, avec sa flagornerie habituelle, a sollicité le soutien du gouvernement britannique pour renforcer les forces de sécurité publique en Haïti, demandant notamment du matériel et des fournitures.
Somme toute l’abyssale différence entre la gloire de nos ancêtres et la crapuleuse servilité des valets apatrides d’aujourd’hui ne peut être plus éclatante.